Le deuil peut avoir de grandes conséquences sur sa vie professionnelle. Mais la mort reste taboue en entreprise, et quand le deuil n’est pas correctement pris en charge, il peut générer stress, fatigue et désengagement. Le deuil génère un coût humain et organisationnel invisible, qui a de lourdes conséquences sur l’entreprise.
Le deuil au travail : un facteur silencieux d’épuisement
Le deuil est un processus de guérison long, complexe et variable. Les quelques jours de congés offerts à un employé confronté à un décès ne suffiront pas pour que cet événement soit digéré. Le salarié est accablé par une charge émotionnelle qu’il doit tenter de contenir au quotidien. Cette charge peut se traduire par une fatigue psychologique importante.
Cette fatigue émotionnelle peut se manifester de manière concrète au travail : baisse de concentration, erreurs inhabituelles, irritabilité, isolement… Ces signaux ne doivent pas être ignorés, ils peuvent rapidement transformer la surcharge émotionnelle du salarié en un épuisement professionnel et mener au burn-out. La prévention reste la meilleure solution.
Absentéisme, présentéisme et désengagement
Plusieurs comportements peuvent voir le jour. L’absentéisme post-deuil est typique, le salarié accumule les arrêts maladie, rendant la gestion du personnel compliquée pour les RH. Autre réaction possible : le présentéisme. Bien que présent physiquement, le salarié est absent mentalement. Cet état se traduit par une productivité en baisse, une augmentation des erreurs et donc des risques d’accidents.
Un désengagement progressif peut également être observé chez un salarié endeuillé. Son travail perd de son sens à ses yeux et sa motivation est en déclin. Si l’employeur n’a pas connaissance de la situation, le lien de confiance peut être rompu, confortant le salarié dans ce désengagement.
Des coûts invisibles… mais bien réels pour l’entreprise
Ce que l’entreprise voit comme un problème personnel peut rapidement devenir un problème organisationnel.
La détérioration de la santé mentale du salarié peut engendrer un isolement de celui-ci. L’équilibre de l’équipe est fragilisé avec des répercussions pour le salarié, comme pour l’entreprise. Ces coûts organisationnels se traduisent par des coûts RH : turnover, perte de compétence, baisse de l’engagement… Quand un salarié subit un préjudice personnel, c’est l’entreprise entière qui est susceptible d’en subir les conséquences. Ne pas accompagner le deuil coûte plus cher que de le reconnaître.
Finalement, un deuil non accompagné ne disparaît pas, il se déplace. Reconnaître et appréhender le deuil, c’est investir dans la durabilité de l’entreprise et la solidarité des équipes. Le deuil peut être intégré dans les politiques QVT et RSE de l’entreprise.
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