Près de 80 % des salariés seront un jour confrontés, au cours de leur carrière, à la perte d’un proche. Le deuil n’est donc pas un événement marginal dans la vie de l’entreprise : c’est une réalité que tout service RH finit par rencontrer, souvent sans y être préparé. Selon une enquête du CREDOC, un manager sur trois a déjà dû accompagner un collaborateur endeuillé au sein de son équipe, et 35 % des actifs touchés par ce type de perte ont entre 30 et 49 ans — c’est-à-dire le cœur de la population active.
Face à cette réalité, une question se pose : comment une entreprise peut-elle réellement soutenir un salarié qui traverse cette épreuve ?
Un choc qui dépasse la sphère personnelle
Le deuil ne s’arrête pas à la porte du bureau. À leur retour, 62 % des salariés endeuillés rapportent de grandes difficultés de concentration, et 56 % un fort ralentissement dans l’exécution de leurs tâches. Cette baisse d’efficacité, de l’ordre de 30 à 50 % durant les trois premiers mois, représente une perte de valeur ajoutée bien réelle pour l’entreprise — mais surtout, elle traduit une souffrance qu’il serait réducteur de ne regarder qu’à travers ce prisme économique.
Car lorsque cette période n’est pas accompagnée, les conséquences vont au-delà de la baisse ponctuelle de performance : 12 % des salariés touchés finissent par quitter leur entreprise, entraînant des coûts de remplacement estimés entre 6 et 9 mois de salaire. Au-delà des chiffres, c’est souvent le sentiment de ne pas avoir été soutenu au bon moment qui pousse à partir.
Ce que dit la loi — et ce qu’elle ne couvre pas
Le Code du travail encadre les droits des salariés face à la perte d’un proche, sans condition d’ancienneté. Ces durées constituent un minimum : la convention collective de l’entreprise peut prévoir des dispositions plus favorables.
- Décès d’un enfant : 14 jours ouvrables s’il avait moins de 25 ans, 12 jours au-delà.
- Décès du conjoint, d’un parent, d’un beau-parent, d’un frère ou d’une sœur : 3 jours.
- Décès d’un grand-parent : 1 jour.
Ces congés légaux posent un cadre, mais ils ne suffisent souvent pas à couvrir la réalité d’un deuil, qui ne se résout pas en quelques jours. C’est là que l’accompagnement de l’entreprise prend tout son sens.
Une attente croissante des salariés en matière d’avantages sociaux
Les usages ont changé : de plus en plus de salariés intègrent les avantages sociaux dans leurs critères de choix d’un employeur, et le nombre de démissions a doublé en dix ans. Pourtant, un décalage persiste. La moitié des salariés jugent les dispositifs proposés par leur entreprise insuffisants, alors que 88 % des dirigeants, selon une enquête Ipsos, estiment bien accompagner leurs équipes. Ce décalage de perception fragilise l’attractivité de certaines entreprises — et le deuil, encore trop souvent absent des politiques RH, en est une illustration frappante.
Le rôle du RH : une présence humaine avant tout
Accompagner un collaborateur endeuillé, c’est d’abord être présent pour lui, sans le brusquer, et lui proposer des solutions concrètes pour alléger la pression. Le RH peut ainsi envisager :
- des jours de congé supplémentaires ;
- un aménagement temporaire des horaires ou du télétravail ;
- une suspension provisoire des objectifs.
Mais c’est souvent au moment du retour que le rôle des RH devient le plus déterminant. Pendant l’absence, garder un lien discret — prendre des nouvelles, montrer que l’équipe pense à la personne — peut faire une réelle différence. Au retour, un entretien dédié permet d’évaluer, sans pression, la capacité du salarié à reprendre son rythme, d’écouter ses besoins, et de l’orienter le cas échéant vers des ressources d’aide adaptées.
En somme, le rôle du RH ne se limite pas à la gestion administrative du congé : c’est un véritable soutien humain qu’il s’agit d’apporter, au moment où le salarié en a le plus besoin.
Cleriam : un appui concret pour les entreprises et leurs salariés
Organiser des funérailles peut représenter plus de 20 heures de démarches — un poids supplémentaire, souvent invisible, qui s’ajoute au deuil lui-même et accroît le risque d’épuisement. C’est précisément pour alléger cette charge que Cleriam accompagne les salariés dans ces moments : un conseiller dédié prend en main chaque étape à leur place, de la recherche des pompes funèbres à l’organisation des obsèques, en passant par la gestion des formalités administratives et l’accompagnement patrimonial. Le salarié et ses proches n’ont ainsi plus à se soucier de l’organisation ni des démarches : ils peuvent se consacrer pleinement à leur deuil, pendant que Cleriam s’occupe du reste. En moyenne, cet accompagnement permet aux salariés d’économiser 3,5 jours de congés, tout en leur offrant davantage de sérénité dans une période où chaque chose compte.
Pour l’entreprise, s’appuyer sur un dispositif comme Cleriam, c’est renforcer concrètement sa démarche RSE et QVT, tout en répondant à une attente croissante des salariés en matière d’avantages sociaux — celle d’être soutenus, y compris dans les épreuves les plus difficiles de la vie.






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