Parmi les aidants actifs, 59 % déclarent un impact important sur leur activité professionnelle. Cet impact peut se traduire par un stress accru, des journées de travail plus lourdes, voire un sentiment d’isolement. Selon l’enquête IFOP deux aidants sur trois disent que leur rôle d’aidant génère une « forte charge mentale », un manque de temps et des difficultés à concilier vie professionnelle et aide à leur proche.
Des aménagements partiels, mais peu utilisés ou connus
L’étude révèle que certains aménagements existent, mais qu’ils sont encore peu déployés ou connus. Parmi les aidants actifs : 35 % ont recours à la prise de congés pour aider un proche, 27 % à l’aménagement des horaires, 31 % au télétravail.
Paradoxalement, ces dispositifs légaux sont sous-utilisés. Bien que le congé de proche aidant soit aujourd’hui un droit, seuls 27 % des aidants déclarent l’avoir utilisé, alors que 58 % le connaissent. De même, seulement 22 % disent avoir recours au droit au répit, alors que 58 % déclarent le connaître.
Un poids particulier des aidants-soignants
91 % des aidants assurent au moins une « mission de soignant » dans leur travail selon Ipsos. Cela signifie qu’au-delà de leur rôle de proche aidant, ces personnes effectuent, dans le cadre professionnel, des tâches habituellement associées à un soignant ce qui peut d’autant plus croître la fatigue, le stress et l’impact sur leur vie personnelle.
Dans le secteur de la santé, la proportion d’aidants est particulièrement élevée : 28 % des professionnels de santé (infirmiers, médecins, aides-soignants…) sont aussi aidants d’un proche. Pour eux, la frontière entre leur métier et leur vie privée est très mince, et leur double statut génère un épuisement émotionnel fort. Les soignants aidants soulignent leur connaissance fine des pathologies, leur compréhension des enjeux de prise en charge, mais aussi la difficulté à déconnecter émotionnellement. Les conséquences peuvent être encore plus lourde, pour la santé mentale est peu causé un burn out
Le rôle d’aidant peut freiner l’évolution de carrière. Certains salariés aidants craignent d’être « placardisés » s’ils révèlent leur situation à leur employeur. Ils redoutent de se voir confier moins de responsabilités, ou que leur engagement auprès d’un proche soit perçu comme un désengagement professionnel.
Un soutien employeur jugé insuffisant
Malgré la charge que représente l’aidance, l’appui des entreprises reste jugé faible. Seuls 36 % des aidants se sentent soutenus par leur employeur. Cette absence de soutien se traduit par un manque de reconnaissance, un isolement au travail, et parfois une difficulté à négocier des aménagements.
Pourtant, la plateforme RSE du Gouvernement recommande aux entreprises d’agir : sensibiliser les managers, identifier les besoins des aidants, aménager les horaires, proposer du télétravail, et valoriser les compétences liées à l’aidance (organisation, résilience, écoute). Ces recommandations visent à prévenir l’épuisement et à mieux accompagner ces salariés qui jonglent entre responsabilités professionnelles et familiales.
Faire l’impasse sur les salariés aidants à un coût. Selon le Groupe Caisse des Dépôts, l’aidance pèserait lourdement sur l’entreprise : fatigue, absentéisme, baisse de performance, burn out ou dépression. Certains calculs évoquent un coût total (absentéisme, baisse de motivation, reformer du personnel aussi compétent) pouvant atteindre des dizaines de milliards d’euros par an dans le secteur privé.
Clériam : un soutien pour les RH et les salariés aidants
Dans ce contexte où les entreprises peinent encore à structurer des réponses adaptées, Clériam apparaît comme un acteur clé pour accompagner les salariés aidants. Des conseillers dédiés proposent des dispositifs d’accompagnement dans les démarches ainsi qu’un accompagnement individualisé permettant aux aidants de mieux gérer leur droit, et de les soulager mentalement.
Clériam soutient également les services RH en les aidant à identifier les situations d’aidance, à déployer des politiques internes plus inclusives et à sensibiliser les managers. Ce type d’appui contribue à un meilleur épanouissement dans leur vie professionnelle, à améliorer le bien-être des collaborateurs et à instaurer un climat de confiance autour d’un sujet tabou dans les organisations.
Pour de nombreux salariés aidants, ces dispositifs peuvent représenter un espace de respiration essentiel, là où le quotidien professionnel et personnel s’entremêle sans cesse.



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